L'association La
Ruche
vous invite à découvrir
l'exposition
PELOUSES
INTERDITES
Laurent Bonté, Arnaud
Caquelard,
Antoine Caruel,
Julien Douesnard,
Grégoire Faugeras,
Julien Gorgeart,
Albane Hupin, Jason
Karaïndros,
Guillaume Le Moine,
Paatrice Marchand,
Odile Tinghir, Julie
Tocqueville, Anne Touquet.
Exposition ouverte du
08 décembre 2012 au 27 janvier 2013
Vernissage le 07 décembre
à partir de 18h30
Ouverture les
mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h30
En raison des fêtes
de fin d'année, La Ruche sera fermée
du 20 décembre au 4
janvier inclus.
L'association La Ruche consacre
chaque année depuis sa création une exposition autour de la notion d'habiter.
En 2010/2011, l'exposition ZAP, Zones d'Architectures Plurielles, abordait le
thème de l'espace public et de l'urbanisme à l'échelle du quartier. En
2011/2012, l'exposition HOME explorait le thème de l'intimité liée à la maison.
Retrouvez les archives de ces deux expositions sur le blog
http:/associationlaruche.blogspot.com. Pour 2012/2013, l'association souhaitait
conclure ce cycle par une troisième exposition intitulée « PELOUSES INTERDITES ».
Dans le cadre de ce cycle de réflexion,
l'association La Ruche a lancé un appel à projet pour ce troisième volet
d'exposition, qui se concentre sur le lien entre l'espace public et l'espace
privé, c'est à dire le jardin. En effet ce dernier peut être considéré comme un
trait d'union ou un sas entre ces deux territoires.
Le jardin représente d'une part
un espace clos ou délimité, aux limites pas toujours matérialisées, mais dépendant
d'une habitation. Dans ce cas-là, il est identifié comme une extension de la
maison et de l'espace privé, bien qu'il soit souvent visible depuis l'espace
public.
D'autre part, le parc, ou
autrement dit le jardin public, est un espace de verdure partagé par tous, un
espace social où peuvent se déployer des activités multiples.
Laurent Bonté:
"Laurent Bonté est un
artiste français, né en 1961 à Nevers. Il vit et travaille à Nevers et Sète.
Depuis 1994, dans son projet au long cours «No/Made», il prend en photo les
différentes étapes du périple de son petit objet blanc caractéristique. Le
rapport entre voyage et mémoire est au centre de ce travail..." Aitor
Alfonso
Arnaud Caquelard:
"Ma recherche se situe entre
les territoires du plaisir et du danger. Elle passe aussi par les registres de
l’enfance. Je m'intéresse de prêt à tout ce qui touche à l'enfermement tant
mental que physique, que je retranscris à l'aide d'un vocabulaire de formes, de
matières en constante extension/expansion. L’enfermement est une source
d'inspiration, ce qui fait que je produis des pièces abstraites révélatrices de
cette "obsession"..." Arnaud Caquelard
Antoine Caruel:
"Mon travail est sans cesse
traversé par la question de disparition, ou plus exactement d’effacement. Les
images du passé et les images envahissantes, omniprésentes aujourd’hui, sont
tellement abondantes que nous les regardons à peine ou trop vite. Une image
chasse l’autre dans un phénomène d’accélération et de surenchère qui produit
une espèce d’aveuglement et de trouble de la compréhension sinon de la
perception..." Antoine Caruel
Julien Douesnard:
"Prolongement de la rue et
de l’espace public, le jardin constitue une respiration dans la ville, une échappatoire
visuelle offerte aux promeneurs par les jardiniers-riverains. De la rue, on perçoit
généralement le jardin de façon tronquée, filtrée, que ce soit à cause des
haies ou des clôtures, qui marquent la limite avec l’espace public. Ni jardin
partagé, ni jardin secret, le promeneur ne fait pas réellement partie de cet
espace..." Julien Douesnard
Grégoire Faugeras:
"L’humour, l’apparente
idiotie des matériaux interroge sur le caractère bien sérieux du travail de Grégoire
Faugeras. Il met en abîme le bricolage maladroit et le ready-made. Tour à tour
pataphysicien, équilibriste passionné de contes de fées périmés, metteur en scène
contemplatif idéalisant des cités romantiques en plastiques, Il se joue de tout
ce qui fait forme pour alimenter une vision surréaliste mais dont les codes
sont évidents et inscrits dans les matériaux..." Samuel Léchère
Julien Gorgeart:
"Ma démarche artistique s’articule
essentiellement autour du thême du vestige. Le vestige comme témoignage d’un événement
advenu, inéluctable, et nous nous trouvons en présence de ses traces. Aucune
action à proprement parler n’est à l’oeuvre : nous sommes dans l’ère de l’après.
La cause, elle, est toujours laissée libre d’être inventée..." Julien
Gorgeart
Albane Hupin:
"Proche des questionnements
posés dans les années 1960 par la peinture minimaliste et Support/Surface, l’artiste
met en œuvre les constituants du médium pictural tout en tenant compte des
codes iconiques qui ont participé à sa redéfinition. Le plan du tableau, la
touche de pinceau, l’architecture du châssis sont mis en perspective par l’appropriation
d’icônes de la peinture..." Alys Demeure
Jason Karaïndros:
"Jason Karaïndros appartient
à une génération qui, en dépit de la précarité économique ambiante, et sans
doute même « grâce » à elle, a fait le choix d’explorer la pauvreté, la
proximité, la mobilité, la rue mais aussi la nature, pour transcender le
socialisme de façade des héritiers du mouvement moderne et rechercher ailleurs que
dans la ligne droite les voies d’un art, d’un design et d’une architecture
rendus au sentiment de l’oïkos, c’est-à-dire de l’habitat..." Guy Tortosa
Guillaume Le Moine:
"L’architecture est omniprésente
dans le travail de Guillaume Le Moine, elle apparaît sous plusieurs déclinaisons.
Elle est, en premier temps, moderne ; témoin du mythe fondateur du progrès -
produit de l’in nité - passée de la lumière à l’ombre de la désillusion et du désenchantement.
Les bâtiments massifs, les tours immenses et les panneaux gigantesques, dont se
dotent les mégalopoles du monde entier, sont immanquablement visibles et
servent ainsi de supports communicationnels..." Jessy Ducreux
Paatrice Marchand:
"Ma pratique consiste à
donner quotidiennement un commentaire graphique aux espaces que je croise. Je
prends la liberté de le faire ou en accepte naturellement les propositions qui
me sont faites. Spontanément attiré par l'observation de mon environnement,
l'action d'apposer un dessin sur un lieu ou dans un carnet se fait naturellement.
J'ai constamment l'envie de développer, dilater ou déformer le sens d'un lieu
avec le concours de mon imagination..." Paatrice Marchand
Odile Tinghir:
"Je travaille sur l’espace l’espace(s)
contraint(s) Ou nous pensons qu’il commence ce qu’il produit sur nous, nos
perceptions de ces espaces. Les interractions des espaces et des personnes.
Dans quelles mesures les containtes nous obligent à créer..." Odile
Tinghir
Julie Tocqueville:
"Julie Tocqueville sculpte
le réel. Elle s’appuie sur ce réel ordinaire pour recréer une réalité qui
sera extraordinaire : un univers dans lequel toute logique sera bouleversée.
Subtilement, Julie Tocqueville transfigure le quotidien : elle en modifie
des principes physiques de base, remet en question la fonction ordinaire des
objets, associe les idées et les formes dans un esprit assez proche du
ready-made. Elle ne se contente pas de faire une simple observation ou de
collecter les choses qui l’entourent ; elle en fait sa matière première..."
Anne Touquet:
"Récit visuel, mon dessin
est un peu comme un fantôme de ce qui a été vu. Il porte la trace d'un trait précis
et raffiné qui jongle avec le suggéré et le deviné. Ma grammaire graphique joue
des absences en dessinant par le vide. Le regard se déplace, ou se perd dans l’absence
pour retrouver un détail minutieusement composé. Il déambule dans l’espace même
du papier, et invite à un autre voyage. Signifier par le manque, pour inviter
celui qui regarde à compléter les manques. Je construis des espaces de
suppositions, de divagations, ou de dispersions..." Anne Touquet